Il me semble ...
Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.
Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.
Et voici mon Roman ... que je n'ai pas avancé depuis un moment ^^'
Le peuple Argenté vacillait au même rythme que le soleil se couchait. Leur fin était proche, ils le savaient. La population des Ténèbres s'était multipliée à une allure fulgurante, laissant le
roi argenté sans voix et sans espoir d'une quelconque victoire. Du haut de sa montagne noire, Krocker regardait, un sourire machiavélique aux lèvres, ses fidèles anéantir ceux qui, pour lui, ne
méritaient pas de vivre. Tout se déroulait comme il l'avait prévu. Les Terres de Boudok, asséchées encore la veille, se nourrissaient du sang qui dévalait les plaines comme une rivière. Le bruit
des sabres remplaçait le doux silence habituel. Les oiseaux géants et autres monstres avaient fui dès l'arrivée des guerriers mais il restait de nombreux dragons, cachés derrière les montagnes,
qui n'hésitaient pas à cracher quelques flammes en direction des rares fuyards. L'origine du conflit qui régnait entre les deux peuples remontait à de nombreux siècles, lorsque le roi argenté
Farlah avait refusé l'installation du peuple des ténèbres dans la contrée de Sato appartenant aux Terres d'Argent. Alors le roi des rats, Krocker, signa de sa plus belle plume un pacte de guerre
promettant à ses fidèles de mettre un terme au peuple qui vénérait le bien. Ainsi il avait entraîné sans relâche son armée pendant des siècles à l'abris des regards et n'avait prévenu Farlah de
son arrivée que quelques jours avant le début de la bataille.
La lune était dorénavant haute dans le ciel. Il ne restait plus grand nombre de guerriers Argentés sur le champ de bataille, la plupart était remonté dans la citadelle auprès du roi. Farlah était
un vieil homme. Il descendait d'une longue lignée de guerriers qui n'avaient jamais atteint le centenaire. Ainsi différent des autres, il était respecté par son peuple qui avait une totale
confiance en lui. Farlah était principalement entouré de prêtres, réputés pour leur grande sagesse et leur pouvoir de guérison.
- Nous ne tiendrons plus très longtemps Seigneur Farlah, une heure tout au plus. dit Setsuna, un des plus vieux mages de la citadelle.
- Je le crains également. Il est temps d'abdiquer, nous avons perdu. lui répondit Farlah, soucieux de l'avenir qui se présentait pour les terres Argentées.
Tous se concertèrent quelques instants afin de préparer leur sortie, puis allèrent se préparer. Ils passèrent chacun un coup de peigne dans leurs longs cheveux blancs puis enfilèrent leurs plus
belles tuniques. Farlah mit son magnifique ensemble bleu clair orné de figures argentées tandis que les prêtres enfilèrent leurs robes blanches qu'ils utilisaient lors des grandes cérémonies.
Tous, alors, empruntèrent l'escalier secret qui donnait accès au plus haut balcon de la citadelle, utilisé lorsque Farlah devait prononcer ses discours. Aéris, la seule sorcière de l'entourage
royal, sortit en première, ayant pour rôle d'éclairer le chemin au roi. Une fois dehors, le reste suivit. Le balcon se situait face à la montagne noire, on pouvait alors apercevoir Krocker
éclairé par la lueur de la lune. Il était affreusement laid du fait de son mélange entre le rat et l'homme. Il se tenait debout, laissant trainer sa longue queue sur le sol, sa tête de rat
admirant le spectacle qui s'offrait à lui. Farlah, le regard tourné vers son ennemi, prit une profonde inspiration puis, à l'aide des pouvoirs d'Aéris lui permettant d'élever la voix, se mit à
parler, du haut de son balcon, d'une voix presque tremblante :
- Krocker, Ô rat lâche et Grotesque !
- Oui, c'est bien moi ... Krocker le Magnifique.
Le Rat arborait un sourire narquois, comme à son habitude.
- Tu as voulu la fin du peuple Argenté, tu y es arrivé ... Je suis ici pour demander grâce, je ne veux pas voir mon peuple souffrir davantage. Je te cède mes terres, mais laisse les Argentés
vivre en paix.
- Ta Proposition est intéressante ... J'accepte volontiers !
Krocker glissa quelques mots à l'oreille de Keats, son plus fidèle serviteur, puis s'adressa de nouveau à Farlah :
- Ton peuple me servira cependant d'esclave ... Quant à toi et tes conseillers, vous serez emprisonnés. Ainsi, vous resterez en vie ... et je serais sûr que vous n'essayerez pas de vous
venger.
Le Rat poussa un rire machiavélique qui se propagea à travers les plaines et plateaux de Boudok.
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