Il me semble ...



Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.

Le Début d'un Rêve

Lundi 27 octobre 2008 1 27 10 2008 16:16

Chapitre 1

300 Ans Plus Tard

Aélis se réveilla tôt ce jour là. Venom, son père adoptif, devait quitter la demeure quelques jours effectuer de nombreuses ventes dans la Contrée de Baduk. Depuis la grande guerre, seules les personnes utiles et leurs progénitures avaient droit à la liberté. Une liberté surveillée. Venom vendait principalement des armes, mais aussi grand nombre de breuvages permettant d'accroître sa force. Seuls les Rats avaient la possibilité d'acheter les différents articles proposés, les autres races des ténèbres préférant rester dans l'ombre.
Aélis était née dix-sept ans auparavant dans les Terres du Nord, royaume où la paix régnait depuis de longues années. A la mort de sa mère, elle fut confiée à Venom afin de parfaire son éducation. La jeune fille possédait un don que peu de guerriers pouvaient avoir; elle s'en était aperçu peu de temps avant, un soir où elle avait réussi à parler avec un loup alors qu'elle s'était perdu dans la forêt. En effet, elle avait la faculté de se métamorphoser en louve quand elle le souhaitait. Alors elle arborait un magnifique pelage doré et de splendides yeux violets. Cependant, ce pouvoir lui demandant de grands efforts physiques, elle l'utilisait qu'occasionnellement.
Aélis sortit rapidement de sa chambre et dévala les escaliers. Venom était en train de préparer le petit déjeuner lorsqu'elle entra dans la cuisine. Il cessa toute activité et tendit ses bras vers la jeune fille qui n'hésita pas à sauterau cou du vieil homme.
- Tu as bien dormi ma puce ? demanda Venom de sa voix matinale. - Très bien ... mis à part ce rêve étrange, comme presque chaque nuit.
Aélis s'assit sur une chaise en bois, prête à raconter son songe qui devenait chaque jour de plus en plus inquiétant.

Un jeune garçon mi-homme mi-tigre avançait péniblement dans un sombre tunnel. Il ne voyait rien, pas même là où il mettait les pieds. Le silence était pesant, mais cela lui permettait d'entendre le moindre bruit suspect. Cela faisait déjà plusieurs heures qu'il errait sans atteindre son but. Il commençait à fatiguer, mais souhaitait par dessus-tout trouver le pendentif argenté qui, selon la prophétie qu'on lui avait contée, lui permettrait de délivrer Farlah des griffes de Krocker. Lui, n'avait aucune envie de le délivrer, il souhaitait simplement s'emparer du bijou ... montrer sa puissance devant ses semblables. Le tunnel se faisait de plus en plus étroit, obligeant le jeune homme à ralentir dans sa course. Il avança de nombreuses minutes ainsi, puis arriva dans une grande gallerie de pierres éclairée par une petite lumière qui l'intrigua. Il se dirigea vers cet endroit aussi vite que lui permettait ses jambes. La lumière n'était plus qu'à quelques mètres désormais.

Je me suis réveillée à ce moment-là. expliqua Aélis, déçue de ne pouvoir en raconter davantage.
Venom regarda sa jeune progéniture quelques instants, essayant de se remémorer ce qu'elle venait de lui dire et espérant trouver une explication à ce rêve étrange. Il ne trouva rien.
- N'essaie plus d'y penser ... Ce rêve ne doit être qu'un pur hasard. Ou alors nous finirons par trouver une raison à cela en temps voulu.
- Tu as sans doute raison.
Aélis baissa la tête tandis que Venom dirigea son regard vers le soleil qui commençait à être haut dans le ciel. Il regarda de nouveau la jeune fille :
- Il est temps pour moi de rejoindre Baduk. Je reviens dès que mon stock sera écoulé. En attendant, fais attention à toi.
Il adressa un sourire à Aélis puis lui baisa le front. La jeune fille se blottit contre son protecteur et le serra fort contre elle.
- A Bientôt. finit-elle par lui dire d'une voix triste.
Venom l'enlaça tendrement, puis se dirigea vers la porte et sortit. Son Cheval était déjà sellé et près à partir. Il arborait une magnifique robe blanche et était entraîné pour parcourir de longues distances. Le vendeur l'enfourcha et regarda de nouveau le soleil, espérant arriver à temps. Le cheval se mit alors à marcher au pas sur quelques mètres, puis commença à galoper une fois la rivière franchie.
- Tu vas me manquer terriblement ... Papa. dis Aélis en regardant Venom s'éloigner jusqu'à ne devenir qu'un petit point blanc à l'horizon.

Ce n'était pas la première fois qu'elle se retrouvait seule. Venom s'en allait chaque mois, laissant Aélis s'occuper de la maison. Il avait une entière confiance en elle, confiance qui était réciproque. Au bout d'un moment, la jeune fille sortit de sa maison souhaitant étendre le linge qu'elle avait dans les bras. L'adolescente n'arrêtait pas de repenser à son rêve. Tout semblait si réel ... Elle voulait en savoir plus sur ce jeune garçon énigmatique à la silhouette de tigre. Il semblait cacher un terrible secret et elle souhaitait le découvrir par tous les moyens. Une fois le linge étendu, Aélis se dirigea vers la forêt, à quelques mètres du jardin. Elle aimait y aller, profiter de la fraîcheur de l'ombre des arbres. La jeune fille s'assit au pied d'un chêne et resta quelques instants à savourer la beauté des lieux. Alors que son regard était tourné vers le seul endroit où les rayons du soleil perçaient à travers les feuillages, une silhouette qui ne lui était pas inconnue se dessina au loin. C'était Eve, une vieille louve qu'elle appréciait énormément et qui avait connu, à son plus grand malheur, la grande guerre. Elle s'approcha doucement d'Aélis et lui lécha la jour en guise de salutation.
- Bonjour ma belle. la salua Aélis.
- Comment te portes-tu depuis tout ce temps ? Tu m'as l'air distraite ...
La jeune fille baissa la tête, confuse, mais Eve la lui releva de son museau.
- Tu peux tout me dire tu sais ? Si je peux t'être utile, je t'aiderais volontiers.
- C'est juste un rêve qui me pourchasse chaque nuit ... rien de grave, je t'assure.
Eve s'assit aux côtés de son amie et lui demanda de lui raconter ce rêve, ce qu'elle fit immédiatement. La vieille louve écouta attentivement le récit d'Aélis puis lui exposa ses impressions :
- Je pense comme ton père ... ce rêve doit juste être un hasard. N'y pense plus.
- Mais c'est impossible ... je n'arrive pas à éliminer ce jeune garçon de mon esprit et tout ce qui s'y passe paraît si réel ...
- Qu'est-ce qui te semble vrai dans ce rêve exactement ?
- Cette histoire de prophétie m'intrigue beaucoup ...
- Je n'ai jamais entendu parler d'une quelconque prophétie depuis ma naissance. la coupa Eve. Tout cela ne doit être que le fruit de ton imagination ... Ta volonté de connaître enfin la paix dans ce monde hostile.
Aélis baissa le regard et resta silencieuse. Eve avait sans doute raison. La jeune fille adressa un sourire amical à sa vieille amie et la prit dans ses bras.
- Si tu veux que je veille sur toi cette nuit, tu n'as qu'à m'appeler, ma belle. J'accourai aussitôt. Malheureusement je dois te laisser pour le moment : la meute m'attend pour le déjeuner.
Elle lécha de nouveau la joue d'Aélis et la laissa seule au milieu des arbres. La jeune fille regarda la louve s'éloigner puis, une fois disparue, replongea dans ses sombres pensées.

Le Soleil commençait à se coucher, il n'y avait aucun bruit dans la plaine. Seuls les pas d'Aélis, qui rentrait chez elle, se faisaient entendre. La jeune fille, épuisée, ne prit pas la peine de cuisiner. Elle se dirigea vers son lit, pressée de revoir le jeune garçon mi-homme mi-tigre.

Par Aélis
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Lundi 27 octobre 2008 1 27 10 2008 16:07

Et voici mon Roman ... que je n'ai pas avancé depuis un moment ^^'


Prologue


Le peuple Argenté vacillait au même rythme que le soleil se couchait. Leur fin était proche, ils le savaient. La population des Ténèbres s'était multipliée à une allure fulgurante, laissant le roi argenté sans voix et sans espoir d'une quelconque victoire. Du haut de sa montagne noire, Krocker regardait, un sourire machiavélique aux lèvres, ses fidèles anéantir ceux qui, pour lui, ne méritaient pas de vivre. Tout se déroulait comme il l'avait prévu. Les Terres de Boudok, asséchées encore la veille, se nourrissaient du sang qui dévalait les plaines comme une rivière. Le bruit des sabres remplaçait le doux silence habituel. Les oiseaux géants et autres monstres avaient fui dès l'arrivée des guerriers mais il restait de nombreux dragons, cachés derrière les montagnes, qui n'hésitaient pas à cracher quelques flammes en direction des rares fuyards. L'origine du conflit qui régnait entre les deux peuples remontait à de nombreux siècles, lorsque le roi argenté Farlah avait refusé l'installation du peuple des ténèbres dans la contrée de Sato appartenant aux Terres d'Argent. Alors le roi des rats, Krocker, signa de sa plus belle plume un pacte de guerre promettant à ses fidèles de mettre un terme au peuple qui vénérait le bien. Ainsi il avait entraîné sans relâche son armée pendant des siècles à l'abris des regards et n'avait prévenu Farlah de son arrivée que quelques jours avant le début de la bataille.
La lune était dorénavant haute dans le ciel. Il ne restait plus grand nombre de guerriers Argentés sur le champ de bataille, la plupart était remonté dans la citadelle auprès du roi. Farlah était un vieil homme. Il descendait d'une longue lignée de guerriers qui n'avaient jamais atteint le centenaire. Ainsi différent des autres, il était respecté par son peuple qui avait une totale confiance en lui. Farlah était principalement entouré de prêtres, réputés pour leur grande sagesse et leur pouvoir de guérison.
- Nous ne tiendrons plus très longtemps Seigneur Farlah, une heure tout au plus. dit Setsuna, un des plus vieux mages de la citadelle.
- Je le crains également. Il est temps d'abdiquer, nous avons perdu. lui répondit Farlah, soucieux de l'avenir qui se présentait pour les terres Argentées.
Tous se concertèrent quelques instants afin de préparer leur sortie, puis allèrent se préparer. Ils passèrent chacun un coup de peigne dans leurs longs cheveux blancs puis enfilèrent leurs plus belles tuniques. Farlah mit son magnifique ensemble bleu clair orné de figures argentées tandis que les prêtres enfilèrent leurs robes blanches qu'ils utilisaient lors des grandes cérémonies.
Tous, alors, empruntèrent l'escalier secret qui donnait accès au plus haut balcon de la citadelle, utilisé lorsque Farlah devait prononcer ses discours. Aéris, la seule sorcière de l'entourage royal, sortit en première, ayant pour rôle d'éclairer le chemin au roi. Une fois dehors, le reste suivit. Le balcon se situait face à la montagne noire, on pouvait alors apercevoir Krocker éclairé par la lueur de la lune. Il était affreusement laid du fait de son mélange entre le rat et l'homme. Il se tenait debout, laissant trainer sa longue queue sur le sol, sa tête de rat admirant le spectacle qui s'offrait à lui. Farlah, le regard tourné vers son ennemi, prit une profonde inspiration puis, à l'aide des pouvoirs d'Aéris lui permettant d'élever la voix, se mit à parler, du haut de son balcon, d'une voix presque tremblante :
- Krocker, Ô rat lâche et Grotesque !
- Oui, c'est bien moi ... Krocker le Magnifique.
Le Rat arborait un sourire narquois, comme à son habitude.
- Tu as voulu la fin du peuple Argenté, tu y es arrivé ... Je suis ici pour demander grâce, je ne veux pas voir mon peuple souffrir davantage. Je te cède mes terres, mais laisse les Argentés vivre en paix.
- Ta Proposition est intéressante ... J'accepte volontiers !
Krocker glissa quelques mots à l'oreille de Keats, son plus fidèle serviteur, puis s'adressa de nouveau à Farlah :
- Ton peuple me servira cependant d'esclave ... Quant à toi et tes conseillers, vous serez emprisonnés. Ainsi, vous resterez en vie ... et je serais sûr que vous n'essayerez pas de vous venger.
Le Rat poussa un rire machiavélique qui se propagea à travers les plaines et plateaux de Boudok.

Par Aélis
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Présentation

  • : 01/10/2008
  • : Lueur D'étoile
  • aelis
  • : Vous voici dans mon Univers Ténébreux, mon Univers Magique, mon Univers Merveilleux. Mon Coin Sombre où j'aime me recueillir, soulager mes peines, ... Mais aussi sourire lorsque cela vaut la peine.
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